Habib Ellouze, député Ennahdha, scandalise en 2013 en qualifiant l’excision d’« opération esthétique ». Ce vétéran islamiste, habitué des provocations, soutient salafistes et violences. Ses propos, relayés par le journal Le Maghreb, choquent la Tunisie progressiste. Accusé de déformer ses mots, il persiste, citant des traditions rétrogrades. En 2023, il est arrêté pour des soupçons terroristes.
Un dinosaure d’Ennahdha, gavé d’obscurantisme
Habib Ellouze, né en 1953 à Sfax, n’est pas un nobody. Ce vétéran du mouvement islamiste Ennahdha, membre fondateur et ex-président de son Conseil de la Choura, a trempé dans la politique tunisienne comme un poisson dans l’eau frelatée. Diplômé en sciences économiques, il a vite troqué les chiffres pour la prédication, écumant les mosquées de Sfax dans les années 70. Condamné à dix ans de taule par contumace en 1981, il s’est planqué en Algérie avant de revenir en Tunisie, où il a grimpé les échelons d’Ennahdha. Élu député à l’Assemblée constituante en 2011, ce faucon de l’islamisme n’a jamais caché son amour pour les idées rances : salafisme, violence, et maintenant, apologie de l’excision. Un CV qui donne la nausée.
L’excision, une « chirurgie esthétique » ? Vraiment, Habib ?
Le 10 mars 2013, Ellouze lâche une bombe dans le journal Le Maghreb. Selon lui, l’excision, c’est « esthétique » et « thérapeutique » dans les régions chaudes d’Afrique, où, tenez-vous bien, « les clitoris sont trop grands et gênent l’époux ». Oui, vous avez bien lu. Pour ce génie, couper des organes génitaux, c’est comme tailler une haie pour faire joli. Il va même jusqu’à nier que ça réduit le plaisir féminin, accusant l’Occident d’« exagérer » le sujet. Des propos tellement lunaires qu’on se demande s’il vit sur Terre ou dans une caverne du VIIe siècle. Face au tollé, il pleurniche, accusant le journal de déformer ses mots. Sauf que le rédac’ chef, Zied Krichène, confirme : tout a été enregistré, Habib, assume !
Pire, il en remet une couche, citant un prédicateur égyptien, Wajdi Ghanim, pour dire que l’excision est une « tradition sunnite » recommandée, surtout au Yémen. Et attention, cerise sur le gâteau : dans les pays chauds, ça éviterait aux femmes de « sentir mauvais ». On touche le fond, mais Ellouze creuse encore. Ces délires ne sortent pas de nulle part : ils puent l’influence des Frères musulmans égyptiens, obsédés par le contrôle des corps féminins. En Tunisie, où l’excision n’a jamais été une tradition, ces propos sont une gifle aux femmes et à la modernité.
Un habitué des scandales, allergique au progrès
Ellouze, c’est pas juste un dérapage sur l’excision. Ce type collectionne les horreurs comme d’autres les timbres. En 2012-2013, il appelle à la violence contre des opposants de gauche, comme Chokri Belaïd, assassiné en février 2013, ou Mongi Rahoui. Il soutient les salafistes et Ansar el-Charia, classés terroristes, et propose même d’adopter les enfants de djihadistes tunisiennes parties en Syrie. En 2017, il brave l’interdiction de prêcher hors mosquées, organisant un « camping de prédication » à Zaghouan, histoire de narguer tout le monde. Et en 2023, il se retrouve en taule pour des soupçons de liens avec des réseaux d’envoi de Tunisiens vers des zones de conflit. Un saint homme, quoi.
Pourquoi il devrait se cacher dans un trou ?
Parce que ses idées sont une insulte à l’humanité. Qualifier l’excision d’« esthétique », c’est cracher sur les millions de femmes mutilées, sur leurs souffrances physiques et psychologiques. L’OMS est claire : l’excision n’a aucun bénéfice médical, juste des risques d’infections, d’infertilité et de traumatismes. En Tunisie, où les femmes ont arraché des droits sous Bourguiba, Ellouze est une relique d’un autre âge, un danger pour le progrès. Les Tunisiennes, comme la députée Nadia Chaabane, l’ont cloué au pilori, exigeant des excuses qu’il n’a jamais données.
Direction la fosse, Habib !
Habib Ellouze, c’est le genre de type qui, en 2025, croit encore que mutiler des fillettes, c’est du maquillage. Ses délires islamistes, ses appels à la violence et son mépris des femmes en font un paria, même dans une Tunisie qui lutte pour avancer. Qu’il aille prêcher ses horreurs dans un trou, bien profond, et qu’il y reste. La modernité n’a pas besoin de ses sermons nauséabonds.
