À Étampes, dans le charmant lycée Geoffroy-Saint-Hilaire, une professeure a failli se prendre une porte de WC de 16 kg sur le coin de la gueule, balancée du quatrième étage par des élèves visiblement en manque d’inspiration pour leur exposé sur la gravité. C’était le 22 mai 2025, et depuis, l’école ressemble à un décor de Mad Max, mais sans les motos. La prof, sonnée mais pas encore à la morgue, a vu ses collègues dégainer leur droit de retrait plus vite qu’un fumeur sort son briquet à la pause. Résultat : cours annulés, lycée en PLS, et une ambiance de fin du monde.
Ces petits génies du bricolage n’ont pas visé n’importe qui. Non, ils ont choisi une prof qu’ils trouvaient, disons, « pas à la hauteur ». Alors, plutôt qu’un mot dans le carnet, ils ont opté pour une défenestration de sanitaire. Classe, non ? On imagine la scène : « Eh, Timothée, passe la porte, on va lui montrer qui commande ! » Pendant ce temps, la cour du lycée, transformée en stand de tir, a failli devenir le théâtre d’un remake de Final Destination. Sur X, un post acerbe résume l’humeur : « À Étampes, on ne jette plus des cailloux, on balance du mobilier. Éducation nationale, t’es où ? »

Franchement, on pourrait en rire si ce n’était pas si tragique. L’école, ce sanctuaire où l’on apprenait jadis à conjuguer le verbe « respecter », est devenue un terrain vague où les profs jouent à cache-cache avec la mort. Une porte aujourd’hui, un évier demain ? À ce rythme, on installera des casques de chantier en salle des profs. Et pendant que les flics cherchent les coupables, on parie sur une sanction exemplaire : deux heures de colle et un exposé sur « Pourquoi lancer des trucs, c’est mal ». Bravo, la justice.
Le plus drôle – ou le plus pathétique – c’est qu’Étampes n’est même pas une surprise. Entre les bastons de quartier, les médiateurs au CV de taulards et une mairie qui jongle entre clientélisme et baratin, c’est le Far West en Essonne. L’école ? Juste un ring où les profs encaissent et les élèves testent la solidité du mobilier. Allez, souriez : au moins, la porte n’a tué personne. Cette fois-ci.
Comme j’aime a dire, « Quand les chiottes s’envolent, c’est l’éducation qui s’écrase. »